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Londres Régional...
Le disque suivant sera :
“Qui a peur du
Grand
Méchant Loup” |
Midland Régional...
Mlle Phyllis Sobbins
va chanter maintenant :
“Qui a peur du
Grand
Méchant Loup” |
Radio Paris...
Veuillez écouter :
“Who’s afrraid
of ze
beeg bad voolf” |
IBC parle depuis
Fécamp. Notre prochain disque est une dédicace :
“Qui a peur du Grand
Méchant Loup ?” |
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“Qui
a peur
du Grand Méchant
Loup ?” |
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Dessins -
drawings :
Arthur Ferrier
La chanson -
The Song >
https://www.youtube.com/watch?v=XIOSOlqMaj8&ab_channel=RReady555 |
Sélection des "RADIO PICTORIAL" contenant au moins un article sur Radio
Normandie
Selection of "RADIO PICTORIAL" issues containing at least one article on
Radio Normandie
Radio Pictorial (20 juillet 1934)
Margaret
Rawlings
click to open the magazine
Le Radio Pictorial du 20 juillet 1934 avec en couverture,
la photo de Margaret Rawlings, actrice britannique. De plus,
cette semaine, page 8 et 9, l'hebdomadaire nous offre ci-dessous
une visite personnelle des studios de Fécamp
The Radio Pictorial of July 20, 1934 with the photo of Margaret
Rawlings, British actress.
In addition this week, page 8 and 9,
the weekly offers us
a personal visit to the Fécamp studios, below :

click to enlarge
traduction
Double page
- recomposée en français >>>
cliquer
ici
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Radio Pictorial (31 août 1934)
Anna May Wong
cliquez sur le magazine
La une
représente une carte avec tous les émetteurs affiliés à l'IBC
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La Une de Radio Pictorial le 31.08.1934
présente l'actrice sino-américaine Anna May Wong,
très célèbre à l'époque, au milieu de la carte indiquant l'emplacement
des émetteurs continentaux affiliés à l'IBC, Fécamp, Luxembourg, Radio
Paris, San Sebastian, Madrid.
The cover of Radio Pictorial on 31.08.1934 shows the Chinese-American
actress Anna May Wong, very famous at that time, in the middle of the
map indicating the location of the continental transmitters affiliated
with the IBC,
Fécamp, Luxembourg, Radio Paris, San Sebastian, Madrid.
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Anna May Wong |
Dans le même magazine : Un speaker populaire que vous
entendez à Radio Fécamp :
A popular speaker you hear on Radio Fécamp
Peter
Hope |
"Vous entendez fréquemment à l'antenne la voix de Peter Hope, qui est
depuis peu le speaker de Radio Fécamp
Aujourd'hui, il
y a probablement un certain nombre de garçons qui aimeraient devenir
speakers à la radio.
Le métier d'annonceur est une nouvelle
profession. Ceux qui sont nés vers 1912 n'ont pas passé leur scolarité à
rêver du micro. Peter Hope, par exemple, avait des ambitions et se
concentrait sur la préparation d'un diplôme d'ingénieur électricien.
Il était à l'école de l'Oratoire avec Bernard (Benjy) Mac Nabb. Il a
ensuite fréquenté le lycée français de Pau, dans les Pyrénées et ensuite
un monastère allemand à Engleberg, en Suisse.
De retour en
Angleterre, il étudie l'ingénierie électrique à la City and Guild à
l'université de Londres où il a obtenu son diplôme de B.Sc. Il est
également associé de l'institut City and Guilds."
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Wireless Magazine (Novembre 1934)
Une page promotionnelle pour "Radio Pictorial"

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Comme la
BBC dans ses premières années, l'IBC (International Broadcasting
Company) rencontre beaucoup de suspicion et d’hostilité de la part
de la presse britannique. La Newspaper Proprietors Association
considère les stations "étrangères" émettant en anglais comme une
menace pour ses propres revenus publicitaires et refuse de les faire
connaître et de publier leurs programmes.
Une exception à
cette interdiction est le Sunday Referee, un journal sportif très
apprécié qui est devenu le journal familial du dimanche. Valentine
Smith dirige le journal. Il a été le directeur de la circulation et
de la publicité du Daily Mail. Le journal a diffusé plusieurs
émissions sur les chaînes européennes et présentait régulièrement
des détails de ses programmes dans ses pages. Rien que pour cette
raison, il avait triplé ses ventes.
L’Association des propriétaires de journaux a refusé au Sunday
Referee l’accès à ses infrastructures de transport et de
distribution. La distribution à l’échelle nationale est une
entreprise trop importante pour qu’un seul journal puisse s’y lancer
sans aide et il a finalement été forcé de se retirer complètement de
la partie radio.
Comme les stations de l'IBC ne peuvent faire
publier leurs programmes dans les journaux, elles ont lancé leur
propre magazine. Radio Pictorial en 1934.
Cette publication est beaucoup moins formelle que le Radio Times,
son équivalent étouffant de la BBC. Radio Pictorial contient des
images de personnalités de la radio et des articles de potins sur
les programmes. C’est l’équivalent des années 30 des magazines de
showbiz d’aujourd’hui.
Peut-être que les tactiques agressives
de l’Association des propriétaires de journaux envers l'IBC et ses
partisans ont été encouragées à l'échelon supérieur. En effet, le
gouvernement britannique est ouvertement hostile aux stations
continentales. Il encourage la BBC à boycotter tout artiste ou
présentateur qui ont travaillé sur une station continentale. Il
semble que le gouvernement tient à supprimer tout moyen de
communication de masse sur lequel il n’a aucun contrôle. En 1936, un
comité examinant tous les aspects de la radio déclare que la
radiodiffusion commerciale étrangère doit être boycottée et
découragée par tous les moyens disponibles.
Extrait de
"Radio Broadcasting - A History of the Airwaves" by Gordon Bathgate
· 2020 |
Like the BBC in its early years, the IBC (International Broadcasting
Company) encountered a lot of suspicion and hostility from the
British press. The Newspaper Proprietors Association considers "foreign"
stations broadcasting in English a threat to its own advertising
revenues and refuses to publicize them and publish their programs.

An exception to this ban is the Sunday Referee, a popular sports
newspaper which has become the family's Sunday newspaper. Valentine
Smith runs the newspaper. He was the circulation and advertising
director of the Daily Mail. The newspaper broadcast several programs
on European channels and regularly presented details of its programs
in its pages. For this reason alone, he had tripled his sales.
The Newspaper Owners Association denied the Sunday Referee
access to its transport and distribution infrastructure. National
distribution is too big a business for a single newspaper to
undertake without help and it was eventually forced to get out of
the radio business altogether.
As IBC stations cannot get
their programs published in newspapers, they have launched their own
magazine. Radio Pictorial in 1934.
This publication is much
less formal than the Radio Times, its stuffy BBC equivalent. Radio
Pictorial contains images of radio personalities and gossip articles
about the programs. It’s the 1930s equivalent of today’s showbiz
magazines.
Perhaps the Newspaper Owners Association's aggressive tactics
towards the IBC and its supporters were encouraged at the top.
Indeed, the British government is openly hostile to continental
stations. He encourages the BBC to boycott any artist or presenter
who has worked on a continental station. It seems that the
government is keen to suppress any means of mass communication over
which it has no control. In 1936, a committee examining all aspects
of radio declared that foreign commercial broadcasting should be
boycotted and discouraged by all means available.
Excerpt from "Radio Broadcasting - A History of the Airwaves" by
Gordon Bathgate · 2020 |
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INTERNATIONAL
BROADCASTING CLUB
RADIO PICTORIAL NOTICE (1935) :
Listeners to English programmes from the Continent may like to join
the International Broadcasting Club, which has been formed with the
object of bringing into closer relationship all listeners to. I.B.C.
transmissions. There is no entrance fee, no subscription, and no
liability. If you would like to join, write to the President,
International Broadcasting Club, II, Hallam Street, Portland Place,
London, W1, enclosing a 1/2d. stamp.

AVIS DU RADIO PICTORIAL (1935) : Les auditeurs des programmes
anglophones du Continent aimeront peut-être rejoindre
l'International Broadcasting Club qui a été formé dans le but de
rapprocher tous les auditeurs des émissions de l'I.B.C. Il n'y a pas
de frais d'entrée, pas d'abonnement et pas de responsabilité. Si
vous souhaitez adhérer, écrivez au Président, International
Broadcasting Club, II Hallam Street, Portland Place, Londres, W1, en
joignant un timbre de 1/2d.
(= 0,49 €) |
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Radio Pictorial (23 novembre 1934)
Les Allen
cliquez sur le magazine
La traduction
française
suit l'article de Radio Pictorial
My
Happy JOB
STEPHEN WILLIAMS, the Chief English Announcer at Radio Luxembourg, Europe's
greatest radio station,
continues hisfirst-hand story of lively happenings behind the scenes at
three European stations


Traduction française :
23 novembre 1934
STEPHEN WILLIAMS
: mon travail, une source de bonheur
Stephen poursuit son récit sur les coulisses animées
de trois stations européennes : Radio Normandie, Radio Paris et Radio
Luxembourg
(Radio Normandy de février à juin 1932 puis rejoint Radio Paris et Radio
Luxembourg en décembre 1933)
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E
n’étais pas à Radio Normandie depuis longtemps que j’ai senti
qu’il fallait trouver un moyen de rassembler la multitude de
personnes qui partageaient un intérêt commun pour les émissions
gaies et enjouées qui faisaient rapidement la renommée de cette
petite station. C'est d'une petite association d'auditeurs
français que m'est venue l'idée, et j'ai écrit à mon ami
Valentine Smith (directeur du journal sportif The Referee)
pour lui suggérer qu'il serait peut-être possible de créer un
club d'auditeurs. Valentine a soumis l'idée à l'I.B.C. et
l'International Broadcasting Club a vu le jour. C'est
aujourd'hui sans doute le plus grand club au monde, dont le
nombre de membres augmente chaque jour.
C'était une époque formidable à Fécamp. Nos auditeurs étaient si
sympathiques et encourageants que nous avions toujours
l'impression de parler et de divertir des amis personnels, et
certaines des milliers de lettres qui affluaient en Normandie
comptent parmi mes biens les plus précieux. Il n’y avait pas que
des lettres non plus ; j’utilise encore un rasoir de sécurité(1)
qu’une de mes auditrices a eu la gentillesse de m’envoyer.
(1) Un "rasoir de sécurité" est muni d'une seule lame, ce qui
minimise le risque de coupures et d'irritations par rapport aux
rasoirs à lames multiples.
En avril 1932, nous avons lancé "L’Heure des enfants" sur Radio
Normandie. Cette émission était diffusée le dimanche en fin
d’après-midi. Nous voulions attirer un public jeune, et il ne
semblait pas
y avoir de meilleur moyen que d’imiter la BBC avec ses vœux
d’anniversaire. La première fois que "Many Happy Returns"
a été diffusé depuis Fécamp, je crains que les noms de mes
neveux et nièces à la radio aient été purement fictifs, mais ils
ont fait l’affaire. Comme on pouvait s’y attendre, dès le mardi
ou mercredi suivant, de véritables demandes de vœux
d’anniversaire ont commencé à arriver.
La première semaine, il y en eut six, et leur nombre augmenta
régulièrement jusqu’au jour heureux où Rosamund Ann (la fille de
quatre ans de Max Staniforth) fit une remarque innocente et
enfantine à son père. Il ne faisait aucun doute que cela avait «
fait mouche », et cela nous donna une idée. Avec un peu d’aide
parentale sous forme de chuchotements, Rosamund a été persuadée
de dire "Joyeux anniversaire" à l’un des enfants fêtés.
Le succès fut aussi énorme qu’instantané.

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Face au micro de Radio-Normandy, Max Staniforth. Max
occupe une place importante dans ce récit de S. H.
C. Williams, et est devenu très populaire auprès des
auditeurs.
< Rosamund-Ann Staniforth (4 ans) |
La semaine
suivante, nous avons été submergés de lettres de parents
attentionnés demandant à Rosamund Ann de souhaiter un "joyeux
anniversaire" à leurs propres enfants. Il fut décidé
d’accéder à ces demandes, et Rosamund devint une véritable
institution dont la capacité à attirer le courrier des "fans"
semblait inépuisable. Le nombre d’anniversaires, qui n’était au
départ que de six, passa à plus d’une centaine, puis à deux
cents, puis à trois cents ; et ce n’étaient pas seulement les
enfants qui voulaient être accueillis par Rosamund mais aussi
par des centenaires, des nonagénaires et des octogénaires.
À cette époque, les programmes vraiment brillants que Max
Staniforth avait mis au point avaient encore augmenté le nombre
de nos auditeurs ; nos "concerts sponsorisés" se multipliaient
également. La radiodiffusion prenait de l’importance.
NB : Les "concerts" à Fécamp sont les programmes
effectués à base de disques gramophones (78 tours)
Il y avait un client, "X", dont les annonces plutôt longues
avaient tendance à nous ennuyer. Un soir, j’eus une idée pour
les rendre plus vivantes, que nous décidâmes de mettre en œuvre.
Il fut convenu que je changerais de voix et présenterais cette
émission en me faisant passer pour quelqu’un d’autre.
Max m'a présenté au micro en ces termes : « Un gentilhomme qui a
fait un très long voyage pour vous parler des atouts de "X". Il
souhaite rester anonyme et m'a demandé de le présenter sous le
nom de M. "X". C'était mon signal. Je me suis tourné vers Max et
lui ai murmuré d'une voix un peu enrouée : "Est-ce que je
commence maintenant ?" Quand il a répondu par l’affirmative,
j’ai commencé par ces sons que l’on associe généralement aux
messieurs âgés et plutôt apoplectiques qui, si l’on en croit la
fiction, sont responsables de l’administration municipale de
certains de nos arrondissements.
Au milieu de ma deuxième page, j’ai failli avaler la pièce de
monnaie que j’avais placée sur ma langue pour faciliter le
changement de voix.
Cet incident m'a provoqué un véritable étouffement, et j'ai dû
m'aider à me remettre en buvant quelques gorgées bruyantes d'un
verre d'eau.
Mais tout cela ajoutait une touche de couleur locale, et j’ai
terminé mon discours dans le plus pur style d’un novice en me
tournant vers Max dès que j’eus lu mon dernier mot et en lui
demandant : "ça
allait ?"
Eh bien, cela nous a amusés, et le client ne s’en est pas
formalisé ; mais nous avons été très déçus le jour où le contrat
pour "X " a pris fin.
Puis il y a eu cette fois où Valentine Smith est venu pour
diffuser un concert (proposer une émission).
Nous avons effectué de longues répétitions à l’entière
satisfaction de M. Smith, puis il est parti se restaurer avec un
bon dîner avant l’épreuve du « direct ». L’heure de son retour
au studio est passée, et j’ai commencé à m’inquiéter un peu
qu’il soit en retard.
Puis le téléphone a sonné, et la voix affolée de V. S. m’est
parvenue au bout du fil. Il s’était retrouvé enfermé dans son
hôtel ; il ne trouvait ni interrupteur pour la lumière ni
sonnette ; apparemment, tout le personnel de l’hôtel était allé
se coucher, et dans l’obscurité totale, il avait réussi à
localiser le téléphone et à appeler le studio. Je n’avais
d’autre choix que de me rendre moi-même à l’hôtel, de sonner à
la porte d’entrée, de réveiller tout le monde et de libérer M.
Smith.
Nous sommes revenus au studio un peu essoufflés, avec seulement
quelques secondes d'avance avant le début du concert de V. S.
Son émission a remporté un immense succès, mais je suis certain
qu'aucun des auditeurs ne savait à quel point elle avait failli
être annulée parce que l'acteur principal était enfermé dans son
hôtel.
Une autre fois, nous retransmettions un concert depuis une autre
ville. Vers la fin du programme, nous avons été surpris
d’entendre, à travers la musique, un bruit qui ressemblait à
quelqu’un qui ronflait.
Nous avons téléphoné au central, mais n’avons obtenu aucune
réponse. Quelqu’un s’est rendu en voiture au central
téléphonique, mais toujours aucune réponse malgré des sonneries
répétées. Le bruit de ronflement persistait, et ce n’est que
près d’une heure après la fin de la retransmission que nous
avons pu joindre le central. Il s’est avéré que l’unique
opérateur, se sentant plutôt fatigué et n’ayant pas grand-chose
à faire, avait branché son casque et son micro sur les lignes
transmettant notre concert. La musique était si apaisante qu’il
s’était endormi pendant que le monde écoutait la musique faite
avec son nez.
À l’automne 1932, un grand rassemblement international eut lieu
à Fécamp. Les débats furent retransmis. Je me souviens d’un
Anglais dont le discours en français avait manifestement été
rédigé pour lui. Il avait beaucoup de mal avec la prononciation,
et fit littéralement rire toute l’assemblée en annonçant de
manière théâtrale que des rassemblements tels que celui auquel
il avait l’honneur d’assister contribuaient grandement à
renforcer les “lits” qui avaient toujours uni la France et
l’Angleterre.
Ce qu’il voulait dire, c’était les “liens”, mais il s’était
emmêlé avec le mot et l’avait mal prononcé.
Radio Normandy était, et est toujours à ma connaissance, très
étroitement liée à la famille qui possède la seule et unique
usine de Bénédictine au monde, et c’était toujours un tel
plaisir, à l’époque, d’entrer dans le studio pour l’émission de
minuit et d’y trouver du café chaud et de la Bénédictine qui
nous attendaient.
À la fin de l’automne 1932 survint la rupture. Max Staniforth
est parti pour Toulouse. Ce fut un jour triste. Cela signifiait
le premier changement majeur dans l’histoire de la station, du
moins pour les auditeurs britanniques. Tout le monde avait
l’impression de connaître Max intimement, et de nombreuses
lettres exprimant le regret de son départ arrivèrent à Fécamp.
Après tout, il était là depuis le tout début, à l’époque où les
retransmissions britanniques ne consistaient en rien de plus
qu’une trentaine de disques, joués des deux côtés puis
recommencés depuis le début. Il n’est guère étonnant qu’il nous
ait manqué. Quelques jours plus tard, Tom Ronald est venu de
Paris pour me rejoindre à Fécamp, et ensemble, nous avons
continué pendant un certain temps.
Puis, en décembre, l’appel de la Gay City m’est parvenu et, avec
des sentiments plutôt mitigés, j’ai quitté Radio Normandie pour
Radio Paris, tandis que Tom restait à Fécamp.
À Paris, j’ai pris la relève de Clayton Hutton pour le concert,
parmi d’autres, auquel mon nom s’est associé, "The Film Fans’
Hour", parrainé par la Gaumont - British Picture Corporation. La
plupart des concerts diffusés par Radio Paris étaient donnés
avec des artistes « en direct ».
Les concerts enregistrés sur disque étaient rares. Les artistes
en chair et en os impliquaient une quantité immense de travail.
Il fallait d’abord les trouver, ce qui signifiait arpenter Paris
à la recherche de "talents" dans toutes sortes d’endroits
insolites ; c’était un aspect très intéressant de ce métier. Une
fois trouvés, ils devaient répéter plusieurs fois avant leur «
répétition générale » avec l’orchestre. Ensuite, il y avait
l’orchestre lui-même qui devait lui aussi répéter. Nous étions
toujours déterminés à offrir à nos auditeurs autant de variété
que possible, et cela impliquait naturellement l’inclusion d’une
grande quantité de musique nouvelle.
Quelle différence par rapport à Fécamp ! Là-bas, les partitions
des artistes étaient rangées dans de petites enveloppes en
papier sur des rangées d’étagères, et on savait toujours
exactement combien de temps chaque représentation allait durer.
À Paris, je passais des heures et des heures avec un chronomètre
aux répétitions, à demander aux chefs d’orchestre de couper une
mesure ou deux ici ou de faire une reprise là, en adaptant les
chansons et les autres passages à l’orchestre de telle sorte que
le spectacle final s'adapte parfaitement au temps dont on
disposait.
Mais c'était un travail fascinant ; tous les chefs d'orchestre
et les musiciens étaient si faciles à vivre. Il y avait Lucien
Goldy, le Français le plus charmant que j’aie jamais eu la
chance de rencontrer (et croyez-moi, j’en ai rencontré
quelques-uns) ; Lazarus Goldschmidt, dont les programmes
musicaux légers fascinaient les « Refereaders »
(les lecteurs du journal The Referee)
dans les émissions d’après-thé ; Serge Neiberger, Al Victor, Rob
Roy, et tous les autres.
Eux et tous les membres de leurs orchestres travaillaient
d’arrache-pied à la préparation et à la réalisation des
concerts, qui étaient si impatiemment attendus par les nombreux
auditeurs britanniques qui comptaient sur Radio Paris pour leur
divertissement dominical.
Au début de l’année 1933, en collaboration avec Albert Adams,
alors directeur de l’Alhambra – le music-hall parisien –, j’ai
été, je crois, la première personne en Europe à introduire des
"artistes invités" dans mes programmes. Mes premiers invités
étaient, si je me souviens bien, nul autres que Nervo et Knox.
L'idée fut appréciée par les auditeurs, et de temps à autre, des
personnalités très connues faisaient quelques remarques joyeuses
et amicales depuis les microphones parisiens.
Au cours d'un des concerts d’après-thé de Lazarus Goldschmidt
sur Radio Paris, le premier violon jouait un solo. Soudain, j’ai
été horrifié de le voir pâle comme un linge et vaciller
légèrement. Il était manifestement malade et sur le point de
s’évanouir. Heureusement, le second violoniste a vu ce qui
allait se passer et, alors que le soliste tombait dans mes bras,
l’autre homme a repris le solo avec tant d’habileté que même les
techniciens de régie ne se sont pas rendu compte qu’il y avait
eu un changement d’artiste imprévu.
À l’automne 1933, j’animais également de petits concerts en
soirée sur cette autre station populaire de la capitale
française, le Poste Parisien. Cela signifiait souvent que je
devais prononcer mes derniers mots au micro de Radio Paris, vêtu
de mon chapeau et de mon manteau, dévaler les escaliers, sauter
dans un taxi qui m’attendait, et arriver au studio de Poste
Parisien juste à temps pour y ouvrir mon concert.
J’ai toujours eu le sentiment que ces jours à Paris étaient trop
beaux pour durer. Mes pressentiments ne se sont que trop bien
réalisés. À la fin de l’année 1933, il fut décidé de mettre fin
aux concerts britanniques sur Radio Paris, qui devint une
station nationale à part entière française.
Nous fûmes contraints de chercher un autre moyen de diffusion.
Nous n'avons pas eu à chercher bien loin ; nous avons trouvé ce
qu'il nous fallait dans le tout nouvel émetteur international du
Grand-Duché de Luxembourg. Cette super-station, d’une puissance
de 200 kilowatts, venait d’être mise en service, et le 3
décembre 1933, nous avons fait le lien entre l’ancien et le
nouveau en diffusant simultanément nos programmes depuis Radio
Paris et Radio Luxembourg.
Dès le dimanche suivant, nous avons transféré définitivement nos
activités au Luxembourg.
L'installation de l'émetteur était à la pointe de la technologie
moderne, et nous avons commencé à nous habituer à prendre
l'antenne avec une puissance de 200 kilowatts derrière nous.
Puis, un après-midi, la voix anglaise la plus populaire de la
radio s'est fait entendre, et la nouvelle s'est répandue comme
une traînée de poudre : "Christopher Stone
(célèbre présentateur britannique)
est au Luxembourg."
Les concerts se sont multipliés et ont gagné en qualité jusqu’à
ce qu’aujourd’hui, l’anglais soit diffusé depuis Luxembourg de
18h 30 à 19 h 30 tous les jours, ainsi que le samedi de 23 h 30
à minuit, et le dimanche de midi à minuit.
Et
me voici donc ; c’est la même voix qui s’adresse aux personnes
qui écoutaient depuis le yacht du Daily Mail en 1928
(cf
interview de Stephen Williams - 1987).
Quelle
activité fascinante que cette radio ! Elle ne me lasse jamais –
en tout cas, pas moi – et je ne pense pas qu’elle me lassera un
jour. C’est étrange comme les choses tournent, quand on regarde
en arrière, de Luxembourg à Lectern (c’est là que j’ai commencé
à parler en public). Je peux dire que j’ai apprécié presque
chaque instant que j’ai passé en compagnie de mon vieil et
fidèle ami, M. Mike (le micro). Remarquez, parfois, il
peut encore être très impressionnant, même si je le connais
bien. Je ne peux m’imaginer dans aucun autre métier où je serais
ou aurais été plus heureux. Mais, après tout, je fais partie de
ces chanceux qui ont la chance de pouvoir gagner leur vie en
faisant quelque chose qui est devenu leur passe-temps.
STEPHEN WILLIAMS |
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Radio Pictorial (18 janvier 1935)
Les Allen et Anna Lee
cliquez sur le magazine
"The Children Hour"
(L'heure enfantine)
A la page 43 du magazine, on trouve une lettre de Bob Danvers-Walker
(Oncle Bob)
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Bonjour, les enfants
Oncle Bob de Radio Normandie écrit une lettre spéciale pour les
enfants cette semaine, et promet quelques photos du travail,
d'Hector et de l'oiseau de la Radio !
(
personnages de l'Heure enfantine ? )
HELLO,
LES GARÇONS ET LES FILLES,
Comme c'est triste de voir Noël et le Jour de l'An passer si
vite, mais bien sûr, il y a tous les jouets et les choses reçus
à mettre à l'honneur dans l'armoire à jouets.
Je voulais envoyer une photo pour accompagner cette lettre, mais
j'ai découvert que mon appareil photo avait "cliqué" au mauvais
moment.
Maintenant que j'y pense, ce
serait plutôt amusant de vous faire voir quelques photos des
chiens, d'Hector l'oiseau de la radio, et peut-être une photo du
Dr. Whackem et ses savants ; je dois m'activer et voir ce qu'il
est possible de faire.
Ce
serait vraiment irréfléchi de ma part de ne pas vous dire
combien nous avons apprécié les merveilleuses cartes que vous
nous avez envoyées pour Noël et la Nouvelle année. Notre bureau
ressemble à une galerie de photos avec toutes ces cartes
épinglées sur le mur.
Hector
m'a demandé de me renseigner pour savoir si les garçons et
filles pensent qu'il s'est débarrassé de son accent espagnol.
Chaque matin, il me réveille avec ses leçons de chant. Quand il
a commencé à dire "Many Happies"
(beaucoup de bonheur)
peu après notre retour de Madrid, ça ressemblait plus à comme
"Money Hoppies"
(?),
donc je lui ai dit d'aller prendre une autre leçon.
Parler de leçons n'est pas le meilleur des sujets sur lequel je
dois écrire, je suppose, mais, tout de même, je veux vous
souhaiter un retour à l'école très heureux et je fais confiance
à tous les oncles
(autres animateurs)
de faire de leur mieux pour vous amuser quand vous rentrerez à
la maison. Gardez le sourire,
Comme toujours,
Votre Oncle Bob |

< La pub "Ovaltine"*
était présente pendant les
émissions enfantines
* produit connu en France sous
le nom d'Ovomaltine

Bien sûr à Radio Normandie, il n'y avait que des "Oncles"
et des "Tantes" !!!
Of course on Radio Normandie, there were only "Uncles"
and "Aunts"!!!

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Radio Pictorial (8 février 1935)
PUBLICITé dans le RADIO
PICTORIAL du 8 février 1935
Dès
1935, les psy parlaient déjà à la radio :

Pourquoi ne pas
consulter
GENE
DENNIS
?
GENE DENNIS, "la femme à l'esprit le plus étonnant du monde", émet tous
les dimanches à l'intention des auditeurs britanniques sous le
parrainage de Coleman and Company Ltd, fabricants du célèbre vin tonique
Wincarnis. Si vous souhaitez la consulter sur un problème personnel,
écoutez et envoyez ensuite votre question avec l'emballage rose d'une
bouteille de Wincarnis et un timbre à Miss Gene Dennis, c/o Wincarnis,
30 Bouverie Street, E.C.4.
Même si vous ne souhaitez pas
consulter Miss Dennis vous-même, cela vaut la peine d'écouter la façon
étonnante dont elle résout les problèmes des autres.
Les
horaires de ses émissions sont les suivants : Radio Luxembourg (1304
mètres) 15.45 - 16.00 pm. Poste Parisien (312 mètres) 18.45 - 19.00
Radio Normandie (206 mètres) de 21.45 à 22.00. |
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Radio Pictorial - (3 mai 1935)
Le roi George V
click to open the magazine
“à travers l'Atlantique avec une radio portable”
Article écrit par Frank Lamping, présentateur en avril 1933 sur Radio
Normandie
Une
aventure dans un nouveau domaine des programmes
de radiodiffusion décrite par un passionné de radio qui a traversé
l'Atlantique avec un récepteur portable.
( la traduction
suit l'article )
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traduction
RADIO PICTORIAL 3 mai 1935
De l'autre côté de l'Atlantique avec un
portable
par Frank LAMPING annonceur à Radio Normandie
(en avril 1933)
et passionné de radio
Nous avons quitté Plymouth par une froide nuit
d'hiver à bord du bateau qui devait nous emmener à bord du MS Lafayette,
en direction de l'ouest, notre résidence très instable pour les huit
jours suivants. En approchant du paquebot, nous avons allumé notre
récepteur portable à quatre lampes McMichael, juste à temps pour
entendre la dernière musique de danse de la BBC et les notes solennelles
de Big Ben. On ne pouvait imaginer un adieu plus approprié, signifiant
qu'il est le foyer de tous les Anglais.
En
arrivant à bord, nous avons essayé notre appareil ; mais, du fait que
nous étions complètement entourés d'acier et qu’il n'y avait pas
d'antenne extérieure installée, le seul résultat n’était que le bruit
des ondes porteuses de plusieurs stations.
Malgré le vent et la
tempête qui nous ont accueillis le lendemain, nous avons réussi, avec
l'aide d'un steward français aimable et doué en radio, à ériger une
sorte d'antenne extérieure. Bien qu'elle soit longue, son emplacement
technique laissait beaucoup à désirer et c'est avec beaucoup de crainte
et d'inquiétude que nous avons commencé les opérations cet
après-midi-là. La réception des stations en ondes longues était médiocre
et, en fait, après le premier jour, celles-ci ne pouvaient plus être
captées du tout. Sur la bande des ondes moyennes, nous avons eu plus de
succès, mais nous avons constaté que jusqu'à la tombée de la nuit, la
réception était médiocre.
Vers 16 h 30 ce
jour-là, nous avons capté l'Heure des Enfants de Radio Normandie et
écouté les joyeux « Oncles » dans l'une de leurs meilleures prestations.
On a ensuite entendu une ou deux stations allemandes du même quartier
jusqu'à ce que nous nous mettions enfin à capter Henry Hall et sa
musique de danse de London National. Pendant le reste de la soirée, nous
avons parcouru tout le cadran et réussi à capter toutes les stations
sauf les très faibles stations européennes. À 22 h 30, nous avons capté
le programme anglais de Paris (Poste Parisien) et nous étions ravis
d'entendre John Sullivan, l'annonceur de l'IBC, nous souhaiter « Bon
voyage ». Malheureusement, ses vœux ne furent pas exaucés, car à ce
moment précis et pendant le reste du voyage, nous fûmes ballottés de
tous côtés. De toutes les traversées de l'Atlantique, celle-ci se révéla
de loin la pire. Plus tard, des salutations similaires nous parvinrent
de Radio Normandy, mais certaines d'entre elles étaient gâchées par la
radio du navire qui couvrait tout quand elle était en action.
L'après-midi et le soir
suivants, le nombre de stations captables commença à diminuer
rapidement. Francfort (251 mètres), Heilsberg (291 mètres), Radio
Normandy (269,5 mètres), Poste Parisien (312 mètres), Breslau (315
mètres), Hambourg (331 mètres), London Regional (342 mètres) et Rome
(420 mètres) furent pratiquement les seules survivantes. Au cours de la
soirée, le vent fit tomber partiellement l'antenne du navire, et avec
lui la nôtre, mettant l'appareil hors d'usage dans la nuit. Il faisait
trop sombre et la tempête ne permit pas de procéder à des réparations
cette nuit-là, mais l'après-midi suivant, tout était en ordre. Nous
étions de nouveau en état de marche.
A l'exception de
quelques radios de Londres, Paris et Radio Normandie, nous étions
désormais complètement déconnectés du continent européen. Cependant,
cela était en partie compensé par l'excitation de pouvoir capter notre
première station américaine, W.A.B.C., à New York.
Les quatrième
et cinquième jours de sortie donnèrent de très mauvais résultats. Deux
ou trois émetteurs américains furent entendus, mais ne purent être
entendus suffisamment longtemps pour permettre leur identification.
Normandie et Paris (Poste Parisien) purent encore être captés, mais plus
avec un signal satisfaisant. Il est intéressant de noter que bien après
que toutes les autres stations européennes eurent disparu du cadran, ces
deux-là donnèrent encore quelques signes de vie.
A partir de ce moment,
jusqu'à notre accostage à New York le neuvième jour (avec plus de
vingt-quatre heures de retard), les stations américaines commencèrent à
émettre avec une puissance croissante. On remarqua cependant que même
les émetteurs les plus puissants, dont la puissance est évaluée à 50 kW
ou plus, ne semblaient pas avoir la portée des stations européennes de
puissance égale. W.L.W., la célèbre station de 500 kW de Cincinnati,
Ohio, n'apparut même pas sur notre poste.
La
meilleure réception a été celle de la station W.B.T., située à
Charlotte, en Caroline du Nord. Lorsque nous avons écouté, nous avons
appris que leurs nouveaux mâts de 130 mètres et leur puissance de 50 kW
étaient utilisés pour la première fois et qu'ils demandaient des
rapports de réception qui seraient confirmés par voie hertzienne. Nous
avons envoyé un radiogramme les informant de la merveilleuse réception
de W.B.T. et une heure plus tard environ, nous avons reçu un accusé de
réception de Charlotte au Lafayette au milieu de l'Atlantique.
> WBT
Charlotte, NC :
https://www.fybush.com/sites/2008/site-081205.html
Notre voyage terminé, nous avons repensé aux journées
très intéressantes que nous avions passées sur le bateau et, comme à de
nombreuses occasions précédentes, nous avons décidé qu'un ensemble
portable ferait toujours partie de nos bagages lors de futurs voyages.
Au cours de la
traversée, le Lafayette reçut six messages SOS. Les bateaux tout autour
de nous étaient en détresse, mais nous étions trop loin pour leur porter
secours et laissâmes le travail de sauvetage aux navires à proximité. Le
sympathique capitaine du Lafayette, qui, soit dit en passant, possédait
un système de radio toutes ondes, nous attendait dans sa cabine et
heureusement pour nous, c’était un grand fan de radio. Il a dit que
c'était le pire voyage qu'il n'ait jamais vécu.
Le moment le plus
dramatique de tout le voyage fut peut-être celui où la BBC diffusait les
dernières nouvelles. D'un ton suave, le présentateur raconta comment un
vapeur britannique qui luttait contre les terribles rafales qui
soufflaient au milieu de l'Atlantique, avait annoncé par radio qu'il
était en détresse et qu'il coulait. Il poursuivit en disant que le temps
dans l'Atlantique Nord était le pire depuis de nombreuses années et que
la mer était démontée. Il était évident que plusieurs de nos passagers
qui écoutaient l'émission étaient profondément émus et un silence
pénible suivit la dernière annonce. Ce silence ne fut rompu que par un
membre spirituel de l'équipe qui s'exclama : « Puisqu’il nous le dit.
» |
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Radio Pictorial - 3 janvier 1936
Pat Hyde
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magazine
Page 33 :
A PROPOS DE FéCAMP...
étranges histoires sur
Radio Normandie par E. J. Oestermann
(la traduction française suit
l'article de Radio Pictorial)...
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Radio Pictorial (3 jan 1936)
Traduction
A propos de Fécamp, savez-vous que la Grande-Bretagne a autrefois
possédé ce port ?
Un célèbre roman se déroule ici ? Ce que l'on exporte vers l'Angleterre
?
LE PAYS DES PêCHEURS
étranges histoires sur
Radio Normandie par E. J. Oestermann*
(*E.J. Oestermann, annonceur de Radio Normandie, semble très satisfait
de sa vie à Fécamp !) |
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Les émissions de
Radio Normandie que vous écoutez si souvent proviennent, comme
vous le savez sans doute, de la station installée ici, dans le
petit port de Fécamp. Vous ignorez peut-être qu’autrefois, le
drapeau britannique flottait sur la forteresse au sommet de la
falaise. Il y est resté pendant seize ans, jusqu’à ce qu’en
1435, quatre mille paysans se regroupent et parviennent à nous
reprendre la forteresse.
Laissez-moi vous
parler un peu de ce vieil endroit plein de charme.
Fécamp n’est
pas du tout un port facile d’accès par gros temps, bien qu’il
s’agisse du deuxième plus grand port de pêche de France. Un
grand navire ramène parfois jusqu’à 700 tonnes de morue, ce qui
représente plus de 500 000 morues pêchées par un seul équipage.
C'est ici, à Fécamp, que Rudyard Kipling vin t
recueillir des éléments pour son récit palpitant "Captaines
Courageux" et, bien que dans le livre il ait fait de ses
personnages des Anglais, le défunt capitaine d'un des navires de
Fécamp a déclaré que l'histoire ressemblait tellement à ses
propres expériences qu'il a lu et relu une traduction à maintes
reprises.
Conquis
pendant la guerre civile
Non loin du
sémaphore sur les falaises se trouvent les vestiges d’un ancien
fort qui fut conquis par les royalistes pendant la guerre civile
à la fin du XVIe siècle. Selon l’histoire, cinquante
soldats royalistes débarquèrent par une nuit particulièrement
sombre et escaladèrent la falaise à l’aide d’une échelle de
corde qui fut hissée et fixée pour eux par deux amis de la
garnison.
À mi-chemin, le chef de la bande a pris peur. L'officier
commandant se trouvait loin, au pied de l'échelle, s'étant posté
là pour s'assurer que personne ne fasse demi-tour. Sans un
instant d’hésitation, il grimpa courageusement par-dessus le dos
de tous les hommes et intimida ainsi le chef du groupe à tel
point qu’il eut plus peur de son officier que de la terrible
ascension qui l’attendait.
Mais il existe de nombreuses légendes bien plus anciennes que
celle-ci liées à Fécamp. Certains disent que le nom vient de
deux mots latins et signifie « champ de figuiers ».
Voici
l'histoire :
L'un des
neveux de Nicodème1,
qui vivait à Sidon2, possédait un grand trésor
: une précieuse relique que son oncle lui avait donnée après la
Crucifixion. Afin de l'empêcher de tomber entre les mains de
soldats païens, il la cacha dans un creux du tronc d'un de ses
figuiers, puis abattit l'arbre et le jeta à la mer.
1- Nicodème,
l'un des premiers disciples de Jésus.
2- Sidon : aujourd'hui Sayda (Liban)
suite > |
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La Providence le
fit échouer à Fécamp, où se trouve aujourd’hui le sanctuaire du
Précieux Sang. Il fut trouvé par les fils d’un berger, qui
furent très surpris de voir de grandes feuilles pousser sur le
tronc, car à l’époque, les figuiers étaient inconnus dans le
nord de la France. Ils ont essayé de le déplacer, mais une
force mystérieuse le maintenait fermement au sol.
Des années plus tard, la veuve de ce même berger accueillit un
vieil homme qui passait devant sa porte. Lorsqu’il entendit
parler de l’arbre, il fut très désireux de le voir, et ses fils
l’emmenèrent à l’endroit où il se trouvait encore. À leur grand
étonnement, il le déplaça sans difficulté et il fut placé sur
une charrette à bœufs et escorté jusqu’à la ville.
Lorsqu’il atteignit l’endroit où se trouve aujourd’hui le
sanctuaire de l’abbaye, il devint soudainement lourd et la
charrette se brisa sous son poids. Au même moment, l’étranger,
que l’on reconnut alors comme étant un ange, disparut.
Une petite église en bois fut immédiatement construite à cet
endroit, et au cours des siècles suivants, d’autres églises en
pierre prirent sa place. L’une des plus grandes d’entre elles
fut construite par Guillaume Longue-Épée* et son fils, Richard
l’Intrépide**.
*Guillaume
1er de
Normandie (900-942), dit Guillaume Longue-Épée, est
le fils de Rollon et de Poppa de Bayeux. Chef
des Normands de la Seine et comte de Rouen, il est considéré
comme le deuxième duc de Normandie
**Richard l’Intrépide ou Richard Sans peur : Richard 1er
de Normandie (932-996).
Un différend surgit quant au nom que l’église devait porter. Il
fut tranché par l’apparition d’un ange — une fois encore sous
les traits d’un vieillard — qui se fraya un chemin à travers la
foule et posa un couteau sur l’autel. Le couteau portait
l’inscription en latin : "Au nom de la Sainte et Indivisible
Trinité."
Charles II
s’enfuit à Fécamp
C’est donc
pour cette raison que le sacristain qui se promène dans l’
abbaye pendant la messe chaque dimanche porte les lettres S.T.
signifiant Sainte Trinité, sur son uniforme brodé.
Charles II d'Angleterre (1630-1685) débarqua à Fécamp lorsqu’il s’enfuit en France après
la bataille de Worcester.
Et voici un autre lien entre
l’Angleterre et Fécamp. Les galets sur la plage qui gênent vos
pas lorsque vous marchez, ont une valeur qui leur est propre.
Car ils sont ramassés avec beaucoup de soin, selon leur taille
et leur nature, puis expédiés en Angleterre afin que nous
puissions fabriquer un type très particulier de poterie.
Pensez donc à Fécamp comme à une terre de pêcheurs, de pierres
et de légendes, la prochaine fois que vous entendrez "Fécamp"
sur votre radio. |
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Radio Pictorial (25 septembre 1936)

Promotion du Radio Pictorial pour une
émission anglaise diffusée le dimanche 4 octobre 1936 A noter la
participation de Valaida Snow, célèbre musicienne et chanteuse de jazz,
surnommée "Petit Louis"
* pour ses talents de
trompettiste
*
en
référence à Louis Armstrong évidemment

Valaida Snow
Radio
Pictorial promotion for an English program broadcast on Sunday October
4, 1936 Note the participation of Valaida Snow, famous musician and
jazz singer, nicknamed “Little Louis” for his trumpeting talents
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Radio Pictorial - 23 juillet 1937
Hughie et son gang
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Joe Murgatroyd en route pour la Normandie
« La
semaine dernière, nous vous présentions JOE MURGATROYD, le nouvel
entraîneur
de "culture physique" de Radio Normandie.
Cette semaine, il vous raconte son arrivée en Normandie ! »
(la traduction suit l'article)

Traduction
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CHERS
LECTEURS, Vous voulez donc savoir ce que nous avons vécu lors de
notre voyage vers Radio Normandie ? Nous étions dans le taxi qui se
rendait à Victoria pour prendre le train - Poppet à côté de moi
était très excitée à l'idée de se rendre sur le "Continong"
(
"continent"
- avec
l'accent du Yorkshire ).
Le chauffeur de taxi a dit : "Oh, alors vous allez en France,
n'est-ce pas ? J'ai emmené une dame pour prendre le même train hier,
et une chose amusante s'est produite. Quand nous sommes arrivés à la
gare, la dame s'est aperçue qu'elle avait oublié son "top set", et
naturellement elle était très ennuyée. J'ai donc téléphoné à notre
garage et ils ont envoyé une voiture pour aller chercher "son
dentier"
(traduction ???) de la maison à la gare Victoria." Mais
ensuite, il a ajouté, "Les gens oublient toujours des choses."
Je me suis tourné vers Poppet et j'ai dit, "Poppet, as-tu oublié
quelque chose ?" C'était comme si on lui avait planté une
épingle, car elle a crié, "Oh, j'ai oublié ma fourrure."
Alors j'ai dû téléphoner pour que quelqu'un l'apporte et elle est
arrivée juste au moment où le train partait. C'était une bonne idée,
car quand nous sommes montés sur le bateau, le vent soufflait fort.
On s'est dit : "Vivre sur l'océan. Qu'importe si ça souffle, mais
là, c'est trop !" Alors Poppet a dit "J'ai une idée."
— "Qu'est-ce que c'est ? Elle a répondu "Le déjeuner ; nous
pouvons descendre, nous mettre à l'abri du vent, et employer le
temps utilement." C'est drôle comme les grands esprits se
rencontrent. Il devait y avoir mille personnes à bord de ce bateau,
et neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pensaient comme Poppet. Quand
nous avons déjeuné, il ne subsistait que quelques bricoles et nous
sommes arrivés à Dieppe avec une petite accalmie dans la tempête. Je
vous jure que vous n'avez jamais entendu un tel vacarme de toute
votre vie.
Tous
les Anglais ont commencé à parler français, mais les Français ne
semblaient pas comprendre leur propre langue. Je n'ai rien dit du
tout, je n'ai pas pu, j'ai posé mon sac sur le comptoir et le
douanier m'a regardé d'une manière féroce et a crié "Cigarettes" ?
J'ai dit "Je n'en fume jamais". Il a dit "Cigares". J'ai dit
: "Ça ne me dérange pas d'en avoir un si c'est un bon." Puis
il a dit quelque chose qui ressemblait à "Pee-Kay"
(pauvre
c...).
J'ai l'impression que ce type m'a pris pour un idiot. Les trois
porteurs sont arrivés et ont essayé de nous mettre, Poppet, moi et
les bagages, dans le train pour Paris, mais plus par la force que
par la persuasion, nous avons réussi à les en dissuader. Poppet, qui
avait lu "Améliorez votre français", a expliqué avec beaucoup
de difficulté que nous devions "Attendre urn om from Fecamp".
(attendre un homme de Fécamp)
Mais le "om" n'était pas là, ni la voiture du "om" qui
aurait dû venir nous chercher. J'ai dit : "Je suis rassasié ;
j'ai envie de prendre une tasse de thé."
Le portier a dit
: "On doit payer des droits de douane." J'ai répondu : "Je
n'ai rien à payer." Mais c'était un bon gars et il essayait
seulement de nous aider - en fait, il est resté avec nous tout
l'après-midi. Heureusement, j'ai trouvé un homme du R.A.C. (Royal
Automobile Club), qui a téléphoné à Fécamp pour moi. La voiture
apparemment, avait eu une crevaison, et elle en avait eu une autre
avant d'arriver à Dieppe. Après plusieurs heures, et plusieurs pots
de thé, la voiture s'est mise en route - elle n'avait que cinq
chevaux ! J'ai regardé mes bagages, j'ai regardé Poppet, j'ai
regardé la voiture, et j'ai espéré chanter le refrain de "Je
crois aux miracles". Eh bien, j'y crois encore, car nous avons
tout embarqué. Vous auriez dû voir Poppet, coincée avec un panier,
des clubs de golf, plusieurs sacs, et à l'arrière - mon coffre
attaché avec des bouts de ficelle noués aux poignées des portes
arrière. Nous sommes partis avec style. En chemin, nous avons vu un
joli spectacle : un mariage à la campagne.
La mariée, la plus jolie, était bras dessus bras dessous avec le
marié et il y avait un cortège d'amis derrière eux. Ils avaient dû
marcher au moins 5 ou 6 kilomètres jusqu'à l'église, et ils étaient
sur le chemin du retour vers leur propre village. Juste après, j'ai
regardé le compteur de vitesse, qui indiquait quatre-vingt-dix. J'ai
dit au conducteur : "Vous allez un peu vite, non ?". Il m'a
répondu : "Ce ne sont pas des miles, ce sont des kilomètres".
Quoi qu'il en soit, nous sommes arrivés très fatigués et ruisselant
de sueur à l'hôtel d'Angleterre. Ils l'appellent ainsi parce
qu'aucun d'entre eux ne parle anglais. La mer avait l'air
accueillante, alors je me suis baigné, j'ai plongé et j'ai fait ma
première rencontre avec une méduse française, après quoi je me suis
senti beaucoup mieux. Maintenant, je vais dîner. Bientôt, je vous
dirai tout sur la rencontre avec "les gars", les annonceurs
(speakers)
et les "oncles"
(les
Tontons)
de la station Radio Normandie - Thorpe Devereux - David Davies - Ian
Newman - Kenneth Maconochie - et l'homme qui est la force derrière
son trône, Clifford Sandal, le technicien.
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JOE MURGATROYD.
(traduit avec Deepl) |
Albert Berthelot, le chauffeur de Radio Normandie accueille un
invité spécial à l'arrivée du ferry à Dieppe avec l'une des
voitures de service |
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RADIO PICTORIAL du 10 septembre 1937
Reginald Dixon
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LA VITRINE DE L'I.B.C.
Par l'observateur
LA VIE À FECAMP
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Tant d'auditeurs ont écrit pour demander des nouvelles de Fécamp
et de ses habitants, que le moment semble venu de donner
quelques informations sur cette petite ville normande, située à
peu près à mi-chemin entre Dieppe et le Havre.
Oublions donc pour l'instant l'Abbaye Bénédictine, son
ancienneté, et pensons à Fécamp telle que nous la connaissons,
nous les animateurs et nos amis français.
Tout d'abord, Radio Normandie est implantée dans l'un des ports
les plus importants de la côte nord de la France, important pour
la vente à la criée et la distribution de la morue, ce poisson
ordinaire qui a pourtant fait la fortune de quelques familles
fécampoises. Les bateaux viennent
d'aussi loin que Terre-Neuve et l'Islande pour décharger à quai
leurs cargaisons de morue salée et, par une soirée d'été, le
port est l'un des endroits les plus pittoresques de la ville,
avec les chalutiers peints en gris à leurs amarres, un pétrolier
rouge et noir occasionnel, entrecoupés de quelques vieilles
carcasses en bois, un, deux et trois-mâts, dont la peinture a
disparu il y a une vingtaine d'années, dont les cordages et les
poutres pourrissent, tout :
" Aussi oisif qu'un navire peint
Sur un océan peint."
C'est
un spectacle triste mais fascinant que de voir un solide navire
mourir sur son flanc après peut-être cent cinquante ans de vie
active et utile. La fabrication de
la Bénédictine et la pêche sont les deux principales industries
qui ont fait de Fécamp une petite ville prospère et animée de
quelque dix-sept mille habitants.
Quelques jours passés ici et vous connaissez la géographie de
Fécamp par cœur. Vous aurez exploré les deux côtés des falaises,
l'église surplombant la mer - aujourd'hui reconstruite - qui
était debout lorsque Guillaume le Conquérant a pris la mer -
avec la bénédiction officielle de l'Abbaye et un cadeau de deux
navires de l'Abbé. Ensuite, l'abbaye elle-même, la fabrique de
la Bénédictine, le musée, le cinéma - il y en a en fait deux,
mais je n'ai eu le temps d'en trouver qu'un seul jusqu'à présent
-, le seul salon de thé où le thé est buvable, les cafés les
plus populaires de la ville et du front de mer, Radio Normandie
(Veuillez écrire et prendre rendez-vous au préalable, si vous
voulez visiter la radio) et le Casino où l'on peut
rencontrer ses amis, s'asseoir, boire, danser ou jouer à la
"Boule". |
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RADIO PICTORIAL du 17 septembre 1937
Patricia Burke
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L'épopée
gastronomique de Joe Murgatroyd, le "gars du Yorkshire" vécue dans ce
pays bien étrange qu'est la Normandie ! Ah, ces Anglais...
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Extrait du "Radio Pictorial" du 17 septembre 1937
LA VITRINE DE L'I.B.C.
JOE MURGATROYD
PARMI LES ANIMATEURS
C'est
promis, je vais tout vous raconter sur la rencontre avec les
animateurs de Radio Normandie.
Eh bien, je viens de
dîner – plutôt sympa – mais ils ne nous ont pas donné de pudding du
Yorkshire pour commencer, comme ils le font habituellement à la
maison. D’ailleurs, ils ne nous en ont pas donné à aucun moment.
Nous avons eu du “via blong” [du vin blanc] (avec l'accent du
Yorkshire - ndlr) et mangé beaucoup de "morceaux" (pommes de
terre ?) - cela ne m'a pas du tout dérangé, mais depuis, j'ai
une sorte de nostalgie d'une bonne assiette honnête de rosbif et de
légumes avec un bon morceau de tarte aux pommes, mais je ne pense
pas qu'ils en aient jamais entendu parler ici.
En fait, j'ai
rencontré Thorp Devereux, le “chef” des animateurs, et nous avons
parlé de nourriture. Il en est devenu très déprimé et a déclaré que
cela était dû à “une fertilisation excessive de la terre”. C'est un
type très sympathique et il est retourné actuellement en vacances en
Angleterre, se plongeant la tête dans du pudding au steak et aux
rognons, des steaks grillés et de la tarte aux alouettes, etc., etc.
Il avait planifié tous ses repas avant de partir. Je pense qu'il
aura également tout le reste. David J. Davies était également
présent au dîner - c'est un peu un “cheikh” - plutôt beau, mais un
peu maigre. En effet, lorsqu'il a mal, il ne sait pas si c'est un
mal de dos ou un mal de ventre.
Poppet a entendu dire qu'il y
avait un casino ici, et comme il lui restait un peu d'argent du
voyage, elle voulait " casser la banque ", mais la "banque" a vite
mis fin à cette idée.
Quoi qu'il en soit, nous avons
rencontré les autres gars là-bas. Maintenant les filles, sachez que
Ian Newman est un type sérieux et digne de confiance mais je pense
qu'il est un peu écossais, hum... Yorkshire donc. Bien sûr, on
s’accorde bien. Il y a aussi Clifford Sandall, l'ingénieur
technicien, qui parle le français presque aussi bien que moi.
Kenneth Maconachie est arrivé pendant la soirée. Il a une voix
argentée, des cheveux ondulés et un regard envoûtant. Si jamais on
recherchait un "Great Lover" pour faire "My Fair Lady" en direct,
Kenneth est le type qu’il faut. Lui et moi discutons souvent au
micro - disons que vous nous avez entendus parfois - ainsi que les
autres présentateurs, à des moments différents.
La nuit
suivante, Thorp et David nous ont invités Poppet et moi à nous
rendre en voiture jusqu'à un endroit le long de la côte appelé
Yport. Nous sommes arrivés à Yport, un joli petit village de
pêcheurs, puis quelqu'un nous a proposé de nous rendre à Étretat, un
endroit très chic. Nous avons demandé notre chemin et on nous a
indiqué un raccourci pour atteindre la route principale.
Au
fur et à mesure que nous avancions, la route devenait de plus en
plus étroite et accidentée et finissait par devenir si raide que, eh
bien, vous avez déjà vu un chat qui plonge sur un arbre et manque
presque de le rater ? Eh bien, la voiture, c’était comme ça.
Elle a déchiré et griffé la route, puis s'est arrêtée - nous ne
pouvions plus ni monter ni descendre - alors Poppet a demandé
innocemment : "Les gens doivent-ils avoir un permis de conduire
par ici ?" Je pense qu'elle commençait à se sentir un peu
nerveuse.
Quant à moi, j'espérais le meilleur et m'attendais
au pire. Quoi qu'il en soit, en poussant à trois, plus un autre au
volant (David est malin, pousser ne lui plaisait pas, il préférait
conduire), nous avons réussi à atteindre le sommet.
Quoi
qu'il en soit, nous sommes rentrés à Fécamp en toute sécurité et,
comme l'a dit M. Peeps : "Alors, au lit". |
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Radio Pictorial (15 octobre 1937)
Carroll Levis
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Joe Murgatroyd se promène
(la traduction suit l'article)

Photo : Joe Murgatroyd en route vers les ondes et pour cela, à l'assaut
d'un des pylônes de Fécamp
Photo: Joe Murgatroyd on his way to the
airwaves and for that, attacking one of the pylons of Fécamp

Traduction
15 octobre 1937
Traduction de l'article de
Radio Pictorial (ci-dessus)
La vitrine de l'IBC Shop par l'observateur
Joe Murgatroyd se promène... à Yport ! | |
Etes-vous déjà allé à un port de pêche nommé Yport ? En effet, si
vous êtes passé à Yport, vous vous seriez demandé pourquoi c'est un
port. La principale chose pour laquelle il es t
réputé est son "parfum" ; on dit que l'odeur des algues est très
bonne pour les poumons - après être allé au port appelé Yport (vous
voyez, je ne peux m'empêcher de rimer) - je commence à croire qu'une
déficience respiratoire serait préférable plutôt que supporter une
telle odeur.
Poppet et moi avions décidé d’y aller à pied.
Et à vol d'oiseau, cela fait environ huit kilomètres, mais comme
nous ne sommes pas des corbeaux, nous avons dû parcourir beaucoup
plus à pied. En chemin, j'ai demandé "la route" à un homme et
il m'a répondu "tout droit", ce que j'ai traduit par "toujours
à droite". Alors j'ai commencé à tourner à droite et je me suis
retrouvé au point de départ.
J'ai alors demandé à un autre
gars qui m'a répondu "tout droit", alors j'ai pensé que
j'avais peut-être manqué l’un des virages et j'ai recommencé.
J'aurais pu passer le reste de ma vie à tourner en rond si je
n'avais découvert que "tout droit" signifie en anglais
"straight on" et c'est un peu quand on dit en anglais "You can't
miss it", [Vous ne pouvez pas le manquer] ce qui signifie
invariablement que vous le pouvez ! Poppet avait une paire de
chaussures serrées (Ah, ces femmes !), du moins elles le devenaient
un peu plus après chaque kilomètre.
Alors nous avons demandé
à une femme s'il y avait un raccourci pour aller à Yport, et après
une conversation si rapide qu'on aurait dit un combat de chiens (!),
elle nous a indiqué un sentier qui descendait le long d'une sorte de
montagne, et qui, selon elle, était "ploo faceel" [plus
facile]. Eh bien, cela aurait pu être "ploo faceel" pour une
chèvre, mais je ne pense pas que Poppet ressemble à une chèvre (ce
qui est très gentil de ma part, car elle m'a traité de chèvre
plusieurs fois ce jour-là). Poppet a insisté pour que je passe
devant elle, parce que, comme elle l'a dit, en cas de chute, elle
préférait tomber sur quelque chose de plus doux pour se rattraper.
La prochaine fois que quelqu'un ici me dit "ploo faceel", je
sors mon kit d'alpinisme. Nous sommes arrivés à Yport et nous
mourions d'envie de boire une tasse de thé.
Alors nous sommes
entrés dans un bar sur le front de mer, où ils nous ont fait du thé.
Eh bien, ils ont DIT que c'était du thé, mais ça ressemblait plutôt
à du café. En plus, ça avait le goût de cacao.
J'étais en
train de me livrer à un exposé très divertissant dans le meilleur
dialecte du Yorkshire sur les mérites d'une "cup of tay" (tasse
de thé) faite en France, quand le serveur a dit qu'il comprenait
"un petit peu" d'anglais. Je lui ai dit : "Eh bien, mon garçon, dans
ce cas, tu as appris quelque chose aujourd'hui sur la "cup of tay"
que tu n'avais jamais entendu auparavant".
Quoi qu'il en
soit, nous avons repris le bus (pour Fécamp), et maintenant
Poppet est partie soigner les ampoules qu'elle a aux pieds. Quant à
moi, je vais "m'en prendre une".
A bientôt, les amis, et ne
soyez pas en retard demain matin (7 h 45). |
Commentaire : un article qui ne manquera pas d'interpeller les habitants
d'Yport ! Mais bon, c'était il y a 85 ans...
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A propos des senteurs d'Yport, Guy de
Maupassant avait écrit :
"Je
me rappelais aussi l'odeur des filets séchant le long des portes, l'odeur
des saumures dont on fume les terres, l'odeur des varechs quand la marée
baisse, tous ces parfums violents des petits ports, parfums rudes et
senteurs acres, mais qui emplissent la poitrine et l'âme de sensations
fortes et bonnes." (Guy de Maupassant, extrait de "Pêcheuses
et guerrières")
"I also
remembered the smell of the nets drying along the doors, the smell of the
brines with which the land is smoked, the smell of kelp when the tide goes
down, all those violent perfumes of small ports, harsh perfumes and acrid
scents, but which fill the chest and the soul with strong and good
sensations."
(Guy de Maupassant, French writer 1850-1893, extract from "Pêcheuses et
guerrières")
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Joe Murgatroydt et Poppet
(jeudi, vendredi et samedi à 7.45 sur Radio Normandie)
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Radio Pictorial (3 décembre 1937)

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"NOËL sur le CONTINENT" pour les speakers résidents
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"Pendant
que vous profitez des programmes de Noël du Luxembourg, de Lyon et de
Normandie, pensez aux Anglais qui travaillent pour vous divertir.
Sur ces deux pages, les populaires Ogden-Smith, Tony Melrose, Roy
Plomley, Bob Walker et Tom Ronald donnent quelques impressions et
réminiscences vivantes des Noëls passés sur le continent." |
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Traduction
des 3 paragraphes ci-dessus : les
ex-présentateurs britanniques de Radio Normandy, Bob Danvers-Walker
(Noël 1932 et 34), Roy Plomley (Noël
1936) et Tom Ronald (Noël
1932)
évoquent leurs séjours à Fécamp pendant les fêtes.
1 - LES JOURS DE NOËL COMME À L'USINE !
Par
BOB DANVERS-WALKER
En
repensant à mes Noëls des douze dernières années, je constate que je
n'en ai passé qu'un seul à Londres, et c'était l'année dernière (1936).
Dans tous les autres cas, le destin a voulu que je sois appelé à
travailler dans le studio d'une station ou d'une autre. C'est pourquoi
je parle de "l'usine". Sans remonter très loin dans l'histoire, vers
1930, j'ai senti que je ne connaîtrais plus jamais ces effets
secondaires causés par la consommation de comestibles saisonniers
traditionnels, allant de la volaille gallinacée (la dinde pour vous) à
l'alcool de bois. Cette année-là, j'ai avalé deux sandwiches avec du
café tout en étant positivement imprégné de l'esprit de Noël pour éviter
de me faire virer. Cette émission a été diffusée à Melbourne, en
Australie. En 1931, j'ai tourné en rond à Toulouse à la recherche de
quelqu'un qui aurait pitié d'un présentateur anglais en train de tuer le
temps avant de commencer à travailler
(à Radio Toulouse)
; quelqu'un qui reconnaîtrait les affres de la famine de la nuit de Noël
et dirait : "Mon cher ami, pourquoi ne l'avez-vous pas dit plus tôt,
tenez, prenez mon plum-pudding". 1932. C'était différent. À ce
moment-là, vous voyez, j'étais de retour à Radio Normandy, alors voyez
les contributions sur cette page de Tom Ronald et de Roy Plomley
(ci-dessous). 1933. Madrid, et à nouveau ma veillée de Noël au
micro. Une partie de la journée est consacrée à l'étude de mon manuel de
phrases espagnoles et à la découverte de choses telles que "Votre
Honneur, ne voyez-vous pas que notre calèche a été frappée par la
foudre...". (pas facile à placer dans une conversation - ndw)
1934. De nouveau, nous voici réunis à Fécamp où une sorte de repas de
Noël a été organisé entre les équipes du studio. 1935. Paris. Aide à
la cuisson du dîner sur un fourneau qui ne peut contenir qu'un bouvreuil
et une tarte à la confiture, puis violente indigestion qui ne m’empêche
pas de courir vers “l’usine” ! 1936. L'aube s'est levée. Retour à
Londres pour un Noël après plus de douze ans. Me suis-je amusé ? Ne
dites pas de bêtises ! 1937. Pour le moment, il semble que le Noël,
cette année, se passera au sein de ma famille. Mais le lendemain
(dimanche), le devoir va m'obliger à participer à la traditionnelle
parade hebdomadaire de la radio des cigognes à Kingston. J'espère que
vous serez tous suffisamment rétablis d'ici là pour pouvoir assister à
ce grand spectacle.
2 - PERDU LE SOIR DE NOËL
Par ROY PLOMLEY
A
Noël dernier, je venais de quitter Radio Normandie pour prendre la
direction de la section anglaise du Poste Parisien, mais j'avais promis
de retourner à Fécamp pour la fête de Noël. La veille de Noël, j'ai
été rejoint à Paris par Robert Fellowes, Jack Hargreaves et Bruce
Anderson de Londres, et nous avons passé une soirée très joyeuse à
insuffler l'esprit de Noël anglais aux Parisiens. Jack a failli gagner
un cochon vivant à la tombola. Soudain, nous avons réalisé qu'il
était presque 3h30 du matin et que nous devions être à Fécamp, à 150
miles de là, pour 8h00, car Robert était de service. Nous avons pris la
bonne route en sortant de Paris en direction du nord, mais nous avons dû
prendre un mauvais virage quelque part car, après avoir roulé pendant
environ trois quarts d'heure, nous nous sommes aperçus que nous avions
fait demi-tour près de Versailles, qui se trouve dans le sud, et nous
avons donc dû tout recommencer. Nous sommes finalement arrivés à
Fécamp avec quatre minutes d'avance. Nous avons trouvé de grandes
festivités et un merveilleux dîner de Noël organisé pour nous et, bien
que souffrant un peu du manque de sommeil, nous avons passé un excellent
moment.
3 - LE MAL DU PAYS EN 1932
Par TOM RONALD
Mon
premier Noël à Radio Normandie en 1932 aurait été désastreux si je
n'avais pas eu de très bons amis au sein de l'équipe française. En
raison de circonstances imprévues, j'étais le seul annonceur à continuer
les transmissions qui, à l'époque, n'étaient pas si longues ni si
difficiles. Je dois admettre que j'avais un peu le mal du pays le
matin de Noël, car je ne voyais pas beaucoup de possibilités de
festivités. J'avais beaucoup de travail, mais Noël, c'est quand même
Noël... et les appels téléphoniques d'amis bien intentionnés de Londres
et de Paris me souhaitant un joyeux Noël et me disant qu'ils passaient
un bon moment, m'ont plongé dans la morosité. Le soir, j'avais perdu
tout espoir de fêter Noël, quand soudain le présentateur français est
entré dans le studio en disant qu'une fête se déroulait dans le "studio
vert"
(en face, rue de Boulogne à Fécamp) et que je pourrais y
participer. Naturellement, j'ai sauté sur l'occasion et après la fin
des émissions pour la journée, j'ai eu l'une des meilleures fêtes de
Noël que j'ai jamais connues, grâce, encore une fois, à mes très bons
amis français. J'espère qu'ils viendront en Angleterre un jour de Noël
pour que je puisse leur montrer ce que nous pouvons faire en matière de
fête.
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Radio Pictorial (7 janvier 1938)
Albert Whelan
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7 janvier 1938
LES PRESENTATEURS DE RADIO NORMANDIE EN ACTION
par THORP DEVEREUX
(chef annonceur)
On
a beaucoup écrit dans cette rubrique sur les speakers et leur travail,
on peut donc pardonner aux gens de supposer qu'ici à Fécamp, on s’ennuie
à force de travailler et de ne pas s'amuser.
En fait, c'est loin
d'être le cas et nous avons tous au moins un jour et demi de congé par
semaine, comme tout autres travailleurs normaux. Ce congé hebdomadaire
est grandement agrémenté par l’IBC, qui met à notre disposition la
voiture de la station, une très belle Citroën, et de temps en temps,
nous sortons et explorons la campagne environnante.
Tout
récemment, j'ai fait une virée très agréable le long de la côte. En
quittant Fécamp par la route côtière en direction du Havre, et
empruntant des routes sinueuses qui rappellent les comtés du sud de
l'Angleterre, notre première escale fut un pittoresque petit village de
pêcheurs appelé Yport.
En continuant le long de la côte par
d'autres routes tortueuses en montée et en descente, nous nous sommes
arrêtés un moment pour admirer le joli tableau que nous offre Vaucottes,
un minuscule hameau résidentiel niché dans sa propre baie, dont les
teintes automnales sur les bois et les arbres environnants défient
presque toute description.
En quittant Vaucottes et en
traversant Vattetot, un petit village de campagne, un peu à l'intérieur
des terres, nous sommes bientôt arrivés à
étretat. En été, c'est le lieu de villégiature préféré des
Anglais à l'étranger, à peine moins populaire auprès de la société
anglaise et de la haute société que Deauville et Paris Plage
(Le
Touquet - ndw).
Si vous
vous rendez à étretat
pendant les mois d'été, vous entendrez parler presque autant l'anglais
que le français, notamment au Golf Hotel, une hôtellerie de première
classe qui rappelle, à certains égards, le George à Reading et d'autres
auberges de campagne anglaise du style des anciens relais de poste.
J'aimerais vous parler davantage des nombreux autres endroits
intéressants à proximité, Le Havre, Rouen, Caen, ancienne ville
universitaire et bien d'autres encore, mais le manque d'espace m'oblige
à remettre cela à plus tard.
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"Les 24 Heures du Mans " extraites du
magazine "Radio Pictorial" (10 juin 1938)
June Malo
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LES 24 HEURES DU MANS - 1938
Les samedi 18 et dimanche 19 juin 1938 retransmises sur RADIO
NORMANDIE commentées par Bob Danvers-Walker
Une fois de
plus, Radio
Normandie (212,6 mètres) offre aux auditeurs anglais, et
particulièrement à ceux qui prennent un intérêt pour les sensations
fortes des courses automobiles, avec les commentaires sur la course
des 24 heures du Mans.
Cette épuisante course de fiabilité
dans l'émission de 1937 avait procuré de nombreuses sensations
fortes car elle intègre pratiquement toutes les conditions de course
sur piste et sur route, vitesse, endurance, fiabilité, conduite de
jour comme de nuit et les virages délicats. C'est au Mans que,
pratiquement, la voiture de tourisme de demain est née. Les modèles
garantis de nombreux constructeurs du marché automobile
international occupent une place de choix. Pendant une période
ininterrompue de 24 heures sur le circuit de la Sarthe, les voitures
de tourisme entièrement équipées se disputent la suprématie. Comme
les années passées, un certain nombre de voitures anglaises seront
en compétition pour le prix très convoité.
A 16h00 le samedi
18 juin, le drapeau du starter s'abaissera et soixante voitures,
chacune soutenue par un équipage de deux pilotes chevronnés,
commenceront une bataille royale. Lorsque le drapeau de contrôle
tombera à 16h00 le lendemain, l'histoire de l'automobile aura été
faite - mais laquelle ?
Écoutez
le compte-rendu de la course quand Bob Danvers-Walker (I.B.C. Senior
Announcer), lui-même pilote de course expérimenté dans le passé,
partage le micro avec son collègue français aux horaires suivants :
Samedi 18 juin : 15h45 - 16h15 (Le départ) et 23h30 - minuit.
Dimanche 19 juin : 11h45 - 12h15 et 15h45 - 16h15 (La fin) Cela
signifie une veillée jour et nuit pour eux deux, mais qu'en
sera-t-il - pensez au café qu'ils boiront et aux cigarettes qu'ils
fumeront !
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