1942

1923 à 1927  -  1928  -  1929  -  1930  -  1931  -  1932  -  1933  -  1934  -  1935   -  1936  -  1937  -  1938  -  1939  -  1940  -  1941  -  1942 à 1945  -  1946  -  1947  -  1948 à 1978  -  1979 et +






1942 à 1945







 




 L'Abeille Cauchoise (18 juillet 1942)

Radio Normandie change d'adresse








 


 
Journal de Rouen (10 juillet 1943)


Petite annonce trouvée par hasard en parcourant la presse... On ne peut habiter plus près !





POUR INFO : Un "tènement" est un ensemble de propriétés qui se tiennent ;
une réunion en une seule main de plusieurs immeubles contigus
(bâtiments ou terrains)
Ex. acquérir un tènement de maisons.
(selon Vocabulaire juridique, dir. Gérard Cornu, Puf).


 





Indo-Radio (1er août 1943)

Organe hebdomadaire Indochinois d'informations radiophoniques - Saïgon




 


                                                Faits marquants  -  Highlights


                                            

Vendredi 12 novembre 1943 : dynamitage du pylône Est de Fécamp par les Allemands,  dernier repère possible pour l'aviation alliée. Le pylône Ouest s'était effondré le 7 novembre 1940 suite à une violente tempête. Cet événement marque la fin de la "période radio" à Fécamp.

Friday, November 12, 1943: dynamiting of the eastern pylon of Fécamp by the Germans, last possible landmark for the Allied aviation. The West pylon had collapsed on November 7, 1940 following a violent storm. This event marks the end of the "radio period" in Fécamp.
 




 




 

Journal de Rouen (30 juin 1944)


Entre la misère et le Secours National, une course de vitesse est engagée...

"Cousin André" (André Bécasse) chargé
de l'action menée par le Secours National







 

 


Le Petit Marocain (10 juillet 1944)














 

Le 11 août 1944 : un avion s'écrase à Louvetot...
Les horreurs de la guerre lues dans la presse locale


August 11, 194
4 : a plane crashes in Louvetot...
The horrors of the war read in the local press


Article paru dans la presse locale (pas de titre de journal précisé)
 

SEINE-INFéRIEURE :

L'antenne de
Radio Normandie a bien
mérité de la Patrie


Le 11 août 1944, vers minuit, un gros bi-moteur allemand qui revenait d'un raid sur l'Angleterre, toucha le pylône. La violence du choc le désempara et il alla s'écraser dans une cour de ferme, enflammant le dos des vaches et les arbres. Les membres de l'équipage furent carbonisés et leurs restes ont nourrit les porcs. L'ennemi qui occupait la station pensait qu'il s'agissait d'un avion anglais mais à leur joie, succéda la stupeur quand ils virent que c'était un avion allemand.
 

SEINE-INFéRIEURE :

Radio Normandy antenna
has well deserved
of the Fatherland


On August 11, 1944, around midnight, a large German twin-engine, returning from a raid on England, touched the pylon. The violence of the shock overwhelmed him and he crashed into a farmyard, setting the backs of the cows and the trees on fire. The crew members were charred and their remains fed the pigs. The enemy who occupied the station thought that it was an English plane but to their joy, followed the amazement when they saw that it was a German plane.

                             Voir aussi cette info dans le Journal "Normandie" du 9 janvier 1945


 


 

                                                Faits marquants  -  Highlights


Le 13 août 1944 : la RAF attaque le site émetteur de Louvetot avec trois bombardements
et huit mitraillages avec 800 points d'impact.

Le 28 août 1944 : les Allemands incendient le bâtiment et abattent le pylône de Louvetot avant de se replier

August 13, 1944: the RAF attacked the Louvetot transmitter site with three bombings
and eight strafes with 800 points of impact.

August 28, 1944: the Germans set fire to the building and knocked down the Louvetot pylon before withdrawing


                Louvetot détruit en août 1944
 




 
 

                                               Faits marquants  -  Highlights
 

Août 1944 : les Allemands abattent complètement le pylône de l'émetteur de Louvetot (une manie ?), le bâtiment principal est saccagé et le toit incendié. Néanmoins les générateurs d'électricité sont épargnés et pourront être réutilisés pour alimenter une minoterie voisine dès la retraite des Allemands. La farine obtenue a permis aux boulangeries de la région, de relancer la production de pain

August 1944 : the Germans completely knocked down the pylon of the Louvetot transmitter (a mania?), the main building was ransacked and the roof burnt. Nevertheless, the electricity generators were spared and could be reused to power a nearby flour mill once the Germans had retreated. The flour obtained allowed the bakeries of the region to restart the production of bread
 


 

                                                                              1er septembre 1944


                    
devient >       


- Tous les journaux ayant paru en France pendant l'occupation allemande sont désormais interdits. Le "Journal de Rouen" fait l'objet de cette mesure car durant la Seconde Guerre mondiale, il a continué de paraître, reprenant les positions officielles du Gouvernement de Vichy. A la libération de Rouen, les bureaux, rotatives et ressources sont confisquées par le conseil local de la Résistance. Le "Journal de Rouen" change intégralement et le 1er septembre 1944 devient "Normandie parle français". Ce titre évolue 2 ans plus tard et devient "Paris-Normandie".
                                                



- En même temps, les anciennes radios privées françaises sont toutes réquisitionnées (sans indemnité) par l'État



- All newspapers published in France during the German occupation were banned.
The "Journal de Rouen" was included in this ban. It ceased publication and was replaced on
1st September 1944 by "Normandie", which later became "Paris-Normandie".

- France's former private radio stations have all been requisitioned (without compensation) by the state.










Normandie (24 novembre 1944)











Journal Officiel (1er décembre 1944)





Réquisition par l'état des locaux et installations des postes
d'émissions radiophoniques sur le territoire français


State requisition of premises and installations radio
broadcasting stations on French territory





 







France Libre (2 décembre 1944)











 



 


                                                Faits marquants  -  Highlights


Janvier 1945 : arrivée à Louvetot d'un émetteur américain de 5 kW. (RCA ?)
Il émettra sur 215,4 m (1393 kHz) et devrait avoir une portée de 150 km.


January 1945: an American 5 kW transmitter (RCA) arrives in Louvetot.
It will transmit on 215.4 m (1393 kHz) and should have a range of 150 km.


             

                           
(aucun détail technique disponible sur ce matériel)

                          

    Louvetot : antenne provisoire tendue entre deux mâts érigés à l'arrière du bâtiment émetteur



Février 1945
, M. Fernand LEGRAND est inculpé d'"Intelligence avec l'ennemi". Il est incarcéré mais sera innocenté l'année suivante. Entre-temps l'état a saisi ses biens et les installations de Louvetot sont confisquées.

Néanmoins, on reconstruit le bâtiment de l'émetteur et un nouveau pylône est érigé.

M. Le Grand fut emprisonné, accusé d'avoir collaboré avec l'ennemi. L'accusation n'a jamais été prouvée (son fils Bruno indique qu'elle était sans fondement et formulée comme une rancune, et ne pouvait de toute façon pas s'appliquer aux activités radiophoniques, puisque la station était réquisitionnée par l'Etat français depuis le 8 septembre 1939 et évidemment hors de son contrôle, donc bien avant l'invasion des Allemands en Normandie. Il fut libéré au bout d'un an. Son travail à l'usine Bénédictine l'occupait, mais il espérait un jour pouvoir rouvrir la station.



February 1945, Fernand LEGRAND is charged with "Intelligence with the enemy". He was incarcerated but cleared the following year. In the meantime, the French state had seized his property and the Louvetot installations were confiscated.

Nevertheless, the transmitter building was rebuilt and a new tower erected.

Mr. Le Grand was imprisoned, accused of collaborating with the enemy. The accusation was never proven (his son Bruno indicates that it was unfounded and formulated as a grudge, and in any case could not apply to radio activities, since the station had been requisitioned by the French State since September 8, 1939, and obviously beyond its control, well before the German invasion of Normandy). He was released after a year. His work at the Bénédictine factory kept him busy, but he hoped that one day it would be possible to reopen the station.


 


 





Normandie (9 janvier 1945)





Voir aussi plus haut à la date du 11 août 1944




 




L'éCHO DU CENTRE

L'écho du Centre (14 février 1945)




( cf § précédent "Faits marquants" )

 








Normandie (14 février 1945)




NDW : Monsieur Le Grand sera innocenté l'année suivante. (pas d'infos retrouvées à ce sujet)
 



 




Le 23 mars 1945 - Le monopole de la radiod
iffusion est instauré en France ! L'année 1945 ne représente pas la liberté retrouvée en ce qui concerne les ondes françaises car un monopole de Radiodiffusion est instauré. L’état s'auto-proclame seul propriétaire des ondes et à ce titre, est le seul à "s'autoriser" l'usage des télécommunications audiovisuelles sur le territoire français. Le glas sonne donc pour toutes les radios privées d'avant guerre, anéantissant bien des espoirs.

March 23, 1945 - The broadcasting monopoly is established in France! The year 1945 does not represent the freedom regained with regard to the French airwaves because a broadcasting monopoly is established. The State proclaims itself the sole owner of the airwaves and as such is the only one to authorize the use of audiovisual telecommunications on French territory. The death knell therefore rings for all private pre-war radio stations, destroying many hopes.

- - - - - - - - - - -

Mai 45, l'émetteur de Louvetot est remis en activité et relaie le Programme National sur 312 m avec une puissance de 2 kw.
Le 31 août 1945, la longueur d'ondes passe à 335,2 m et la puissance passe à 5 kw.

May 45, the Louvetot transmitter was put back into operation and relayed the National Program on 312 m with a power of 2 kw.
On August 31, 1945, the wavelength was 335.2 m and the power increased to 5 kW.

 






 


15 juin 1945

Recueil des arrêts du Conseil d'état
statuant au contentieux des décisions du Tribunal des conflits
de la Cour des Comptes et du Conseil des Prises



Réquisition d'usage du poste Radio-Normandie confirmée









 



Normandie (20 juin 1945)












Normandie (22 juin 1945)





Il s'agit d'un mât d'antenne provisoire de 65 mètres, en attendant le pylône définitif

This is a temporary 65-metre antenna mast, pending the final tower.




 

Normandie (23 juin 1945)

"And the show must go on !"






 

Normandie (17 août 1945)
 



Un article signé "Jehan Le Povremoyne" !


 













L'Avenir Normand - (30 août 1945)



Passage à 335,2 mètres







 









L'Avenir Normand - Hebdomadaire régional du Parti Communiste Français - (6 septembre 1945)





Reconstruction de l'émetteur de Louvetot (sous la tutelle de l'Etat)






Louvetot n'est devenu qu'un simple relais des programmes "National" et "Parisien"  (en provenance de Paris)

The Louvetot transmitter has become a mere relay for the "National" and "Parisien" programmes (from Paris).




 






Normandie (7 septembre 1945)




Vous avez dit... "Radio Normandie" ?










 




Normandie (17 septembre 1945)





Bien évidemment, il n'y a aucun lien entre la radio privée d'avant 1940 et cette "soi-disante" Radio Normandie
qui utilise les installations de Louvetot dans le cadre du monopole d'Etat de la radiodiffusion

Of course, there is no link between the private radio of the pre-1940 period and this "new" Radio Normandie,
which uses the facilities at Louvetot as part of the state broadcasting monopoly



 

 

1946

1923 à 1927  -  1928  -  1929  -  1930  -  1931  -  1932  -  1933  -  1934  -  1935   -  1936  -  1937  -  1938  -  1939  -  1940  -  1941  -  1942 à 1945  -  1946  -  1947  -  1948 à 1978  -  1979 et +






1946





 





Journal Officiel  -   (1er février 1946)



Réquisition officielle des postes privés de radiodiffusion

Official requisitioning of private broadcasting stations







 






Paris-Presse - L'Intransigeant  (30 juin 1946)



Cousin Bécasse (animateur sur Radio Normandie) : brebis galeuse ?
(Il est accusé d'avoir détourné des fonds du service "propagande et collecte de fonds" du Secours National)

Cousin Bécasse
(French announcer on Radio Normandie) : black sheep?
( He is accused of embezzling funds from the Secours National's "propaganda and fundraising" department )




 


Confusion malencontreuse de la presse :

André Bécasse était le "Cousin André" sur Radio Normandie  et non l' "Oncle Roland".
Aucun lien évidemment avec Roland Violette, le véritable "Oncle Roland",
totalement innocent et étranger à l'affaire !



Unfortunate newspaper confusion:

André Bécasse was "Cousin André" on Radio Normandie 
and not "Uncle Roland".
There was obviously no link with Roland Violette, the real "Uncle Roland",
who was totally innocent and had nothing to do with the affair!


 








Normandie  (2 juillet 1946)



 






Paris-Presse (7 juillet 1946)


Le "vrai" oncle Roland est blanchi !

The "real" Uncle Roland is exonerated!







 









Combat  (9 juillet 1946)


Et cela continue...











Combat  (9 juillet 1946)


Oncle Roland victime d'une regrettable méprise

Uncle Roland victim of an unfortunate misunderstanding




 











L'Avenir Normand - journal régional  (15 novembre 1946)


Campagne pour les élections législatives à Rouen
                                                                                                                   
 

 




< Pour info : u
ne triode d'émission RCA 5671
puissance de sortie : 30 kW (beaucoup plus puissante que la CR 892-3 de Louvetot !)
photo DR



Cet article de l'Avenir Normand nous permet d'apprendre qu'un auditorium - studio existait rue Bouquet
(numéro ?) à Rouen dans le quartier de la gare SNCF Rive Droite.

 



Pour l'anecdote, précisons que Mme L
ucie Guérin fut réélue députée à l’Assemblée nationale,
dans la première circonscription de Rouen, le 10 novembre 1946.


 










L'Avenir Normand - journal régional  (16 novembre 1946)











 
 

1947

1923 à 1927  -  1928  -  1929  -  1930  -  1931  -  1932  -  1933  -  1934  -  1935   -  1936  -  1937  -  1938  -  1939  -  1940  -  1941  -  1942 à 1945  -  1946  -  1947  -  1948 à 1978  -  1979 et +






1947







 



Normandie (11 janvier 1947)

Une fin d'épopée ternie dans le déshonneur

                                                                              

L’affaire Bécasse ou le trafic de décorations à Rouen en 1947

La France d’après-guerre, si elle est toute à la reconstruction, est aussi en quête de héros, de restauration même d’une certaine virginité après des années de collaboration. Chacun se dit gaulliste de la première heure, résistant...

(André Bécasse était la voix du "Cousin André" sur Radio Normandie)



The Bécasse affair or trafficking in decorations in Rouen in 1947

Post-war France was in the throes of reconstruction, but it was also in search of heroes, of restoring a certain virginity after
years of collaboration. Everyone claimed to be an early Gaullist, a member of the Resistance...

(André Bécasse was the voice of "Cousin André" on Radio Normandie)


       
 

           Cette affaire a fait l'objet d'un article rétrospectif de Paris-Normandie le 19.06.2019 reproduit partiellement ci-dessous :


"Bécasse était la voix du "Cousin André" de Radio Normandie", détaille Paris-Normandie le 11 janvier 1947.
Le trafic a commencé à la Libération quand le chroniqueur radio a "une idée géniale" : vendre des décorations pour financer sa collecte. Problème : le coût de ces décorations faites "au noir" était gonflé auprès de l'association d'entraide, la différence passant dans la poche du prévenu. Croix de Lorraine, etc...
    (PN)

"Bécasse was the voice of "Cousin André" on Radio Normandie (french team)," detailed Paris-Normandie on 11 January 1947.
The racket began at the Liberation when the radio commentator had "a brilliant idea": sell decorations to finance his collection. The problem was that the cost of the decorations made "under the table" was inflated by the aid association, with the difference going into the defendant's pocket. Cross of Lorraine, etc...
(PN)

                                                                           
 


 

 






 Normandie (16 janvier 1947)







 






 Normandie (27 février 1947)


Le paysage hertzien français en 1947 :

L'émetteur de Louvetot relaie le Programme parisien (P.P.)







 





 Normandie (28 février 1947)

Il n'y a pas que Paris qui compte... Décrochages régionaux à Louvetot






 







L'Avenir Normand - journal régional  (28 février 1947)




 







 Normandie (14 mars 1947)

... Voilà qui promet des débats passionnants !





 





La Liberté Normande (11 mars 1947)

(document transmis par Daniel Lefebvre)


Est-ce possible de recréer "Radio Normandie" dans le cadre du monopole ?

Is it possible to recreate "Radio Normandie" within the framework of the monopoly?







 






 Normandie (14 mars 1947)

Où sont passés les programmes d'antan de "Radio Normandie" ?

Where have the “Radio Normandie” programs of yesteryear gone?




Par ailleurs, vous remarquerez l'abandon du titre "Radio Normandie"
au profit du modeste "Radio Louvetot" (vu la faible puissance utilisée 5 kW)


Furthermore, you will notice the abandonment of the title "Radio Normandie"
in favor of the modest "Radio Louvetot" (because of the low power 5 kW used)


 






 Normandie (30 mai 1947)




Voilà certainement un programme passionnant à ne pas manquer !

This is an exciting program not to be missed!


 
 

1948

1923 à 1927  -  1928  -  1929  -  1930  -  1931  -  1932  -  1933  -  1934  -  1935   -  1936  -  1937  -  1938  -  1939  -  1940  -  1941  -  1942 à 1945  -  1946  -  1947  -  1948 à 1978  -  1979 et +






1948 à 1978











L'Avenir Normand (3 janvier 1948)


Changement de longueur d'onde de 215,4 m à 224 m et passage à 20 kW avec un nouvel émetteur











France Soir  (27 février 1948)











L'Avenir Normand (13 mai 1949)











Ce Soir (15 décembre 1949)











L'Humanité (14 mars 1950)











Paris Presse  (16 juin 1951)


Pour les élections législatives du 17 juin 1951...






 

POURQUOI PAS une REPRISE PROCHAINE DES émissions
de "RADIO NORMANDIE" DEPUIS LOUVETOT ?

 
                                                                                                     

             
C'est ce que l'on a pressenti à la lecture du "Journal Officiel" du 7 mars 1952

                                                                Document transmis par Thierry Vignaud

Après la guerre de 1939-1945, les installations de Radio Normandie, comme d'autres stations privées françaises, ont été réquisitionnées par l'Etat pour relayer les programmes nationaux. Un instant, on a cru qu'une levée de la réquisition
(voir extrait du Journal Officiel du 7 mars 1952 ci-dessous) conduirait à la reprise des émissions de la station normande telles qu'elles existaient avant-guerre. Mais c'était bon de rêver... 



                          That's what we thought when we read the "Journal Officiel" of 7 March 1952.

                                                                   
Document sent by Thierry Vignaud

After the 1939-1945 war, Radio Normandie's facilities, like those of other private French stations, were requisitioned by the State to relay national programmes. For a moment, we thought that lifting the requisition (see extract from the Journal Officiel of 7 March 1952 below) would lead to the resumption of the Normandy station's pre-war broadcasts. But it was good to dream...


 

                                                                  

                





 


FAITS MARQUANTS  -  HIGHLIGHTS
 

Mars 1952 : Louvetot, toujours la propriété de la Société des Emissions Radio Normandie, devient le relais de "La Chaîne Parisienne" sur 214 m - 20 kW

March 1952 : Louvetot, still owned by the Société des Emissions Radio Normandie, becomes a relay station for "La Chaîne Parisienne" on 214 m with 20 kW










Combat (9 mars 1952)




 



















La Semaine Radiophonique n° 12  (23 mars 1952)

Document transmis par Daniel Felhendler




... "ne changera pas grand chose" ??? Nul doute que l'auditeur eût préféré
entendre à la place, l'ancienne "Radio Normandie" !




 



 

Louvetot : les protections contre les mitraillages des bombardiers alliés resterontvisibles longtemps en haut des fenêtres de l'émetteur. Avant la reconstruction d'un pylône définitif, une antenne filaire est tendue entre plusieurs mâts provisoires.  Puissance de l'émetteur : 5 kW ! (émetteur RCA)

Louvetot just after the war. Protection against strafing from Allied bombers will remain visible for a long time at the top of the transmitter windows. Before the reconstruction of a final pylon, a wire antenna is stretched between several temporary masts.  Transmitter power: 5 kW! (RCA transmitter)


 





La Croix (17 octobre 1952)

La reconstruction d'Allouis (près de Bourges) sur 1829 m GO provoque le redéploiement
des longueurs d'ondes aussi sur les Petites ondes






 



 

Mardi 6 octobre 1953




6 octobre 1953 : décès de M. Fernand Le Grand, à l'âge de 57 ans

October 6, 1953: death of Mr. Fernand Le Grand, at the age of 57


 




F
ernand Le Grand directeur de Radio Normandie décède en 1953.

Son émetteur de Louvetot est désormais utilisé comme simple relais de la radio d'État. Désormais les auditeurs ne peuvent plus écouter que Paris. Pour se faire entendre et se faire connaître, les artistes régionaux de la France profonde (!) doivent "monter" à la capitale.



  •  

La Société "Emissions Radio-Normandie" existe toujours.
Un nouveau président de Radio-Normandie est nommé



Jacques Meyer est nommé président de la Société Radio-Normandie de 1953 à 1962. Rappelons que Radio Normandie, pionnière des radios privées en France créée en 1929, n'est maintenant plus qu'un simple relais de la radiodiffusion française depuis la fin de la guerre.
 

 



Vue vers l'ouest
 

Le centre émetteur de Louvetot dans les années 50. Outre le pylône de 120 mètres reconstruit, il y a à chaque extrémité du bâtiment principal, une seconde antenne, vestige de l'installation provisoire précédente, tendue entre deux mâts de 50 m (le premier à gauche est à peine visible caché derrière le pylône principal). 
Réquisitionné par l'État, Louvetot ne relaie plus désormais que les programmes provenant de Paris dès 1946 jusqu'à fin septembre 1974, date de fin d'exploitation du centre.
  

The Louvetot transmitter centre in the 1950s. In addition to the rebuilt mast, at each end of the main building there is a second antenna, a remnant of the previous temporary installation, stretched between two 50 m masts (the first on the left is barely visible, hidden behind the main mast).
Requisitioned by the State, Louvetot only relayed programmes from Paris from 1946 until the end of September 1974, when it ceased to operate.




Vue vers le nord (Yvetot)

Le pylône d'émission de 120 mètres construit dans les années 50 a remplacé l'antenne originale
de 154 m dynamitée par les Allemands au moment de la débâcle. La puissance passe maintenant à 20 kW

The 120-metre transmission tower built in the 1950s replaced the original 154-metre antenna
blown up by the Germans at the time of the debacle. The power has now increased to 20 kW.






V

Vue prise (face au nord-est) depuis le village de Louvetot





Poème extrait du livre "Louvetot, mon village en pays de Caux" de Mme J. Lebaillif (1982)





L


Le "domaine" de Louvetot survolé en 1955

 



<  Au milieu de la pelouse, on aperçoit le pylône,
     tel un cadran solaire avec son ombre.

     De là à en déduire que la photo a été prise en fin
     de matinée ?



<  In the middle of the lawn, we can see the pylon,
     like a sundial with its shadow.

     Does that mean that the photo was taken late

     in the morning?





 



Les Amis de Flaubert

Bulletin n° 14 - 1er janvier 1959



Suppression des décrochages régionaux à Louvetot





Au début des années 60, l'ORTF (Office de Radio et Télévision Française) tente à partir d'un studio à Rouen,
la diffusion d'un journal parlé régional normand "A l'écoute de la Normandie" diffusé en décrochage de France Inter
depuis l'émetteur de Louvetot, mais les émissions cesseront définitivement un an plus tard, faute d'audience
(ou vraisemblablement le manque de volonté de les continuer).

 





   le 2 novembre 1971


L'émetteur de Louvetot avec son pylône d'émission de 120 m
n'est plus qu'un discret relais qui retransmet désormais 
"France Inter Variétés".
Puis ce sera ensuite le tour de "France Culture"



 




                                                                The
                                                             Guardian



                                            Extrait de THE GUARDIAN du 11 mars 1972 en anglais :


                                            Rencontre avec Roy Plomley, DJ Britannique


                                                                                               


                                                                                                        (cliquer sur la miniature)




 





Bulletin de la Société d'Histoire Moderne (1973)

Supplément à la Revue d'Histoire Moderne Contemporaine


https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5622415f.r="radio normandie"?rk=21459;2



 


                                                Faits marquants  -  Highlights


30 septembre 1974 : Télédiffusion de France décide de suspendre le relais en ondes moyennes de France Culture et d'arrêter brutalement l'exploitation de l'émetteur de Louvetot

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September 30, 1974: Télédiffusion de France decided to suspend France Culture's medium-wave relay and abruptly shut down the Louvetot transmitter.





 

             Ils l'ont décidé depuis Paris : la fin du grand rêve

                 d'une véritable radio régionale en Normandie



En 1974, la sentence est prononcée : Télédiffusion de France, la société nationale chargée de gérer les émetteurs sur le territoire français, décide de suspendre les émissions depuis le Centre de Louvetot le 30 septembre à 22 heures. 
Dès cet instant, l'émetteur n'assure plus le relais de France Culture mais reste toutefois sous tension sans émettre, les lampes de l'émetteur toujours allumées. Car si l'on coupe l'alimentation électrique entièrement, l'humidité ambiante provoquerait des dégâts irréversibles dans les circuits (transfos, selfs...) à la remise en route éventuelle, ce qui rendrait l'émetteur inutilisable. Inutile de vous préciser que la remise en route n'aura jamais lieu ! 


         They decided it from Paris: the end of the great dream

                  of a truly regional radio station in Normandy



In 1974, the sentence was pronounced: Télédiffusion de France, the national company responsible for managing transmitters on French territory, decided to suspend broadcasts from the Louvetot Center on September 30 at 10 p.m. From this moment, the transmitter no longer relays France Culture but remains powered on without transmitting, the transmitter lamps still on. Because if the power supply is completely cut off, the ambient humidity would cause irreversible damage to the circuits (transformer, chokes, etc.) when restarted, which would render the transmitter unusable. Needless to say, the restart will never take place!






(début octobre 1974 - date exacte inconnue ?)


Le progrès en marche ?












Le Courrier Cauchois  (11 décembre 1976)


(article transmis par Daniel Lefebvre)



 


 

                                                Faits marquants  -  Highlights

27 janvier 1977 :  le pylône de 120 mètres est abattu et les installations sont livrées aux ferrailleurs.
Considéré comme équipement "hautement stratégique", la destruction de l'émetteur est la condition imposée aux propriétaires par l'État pour autoriser la vente de leur domaine à un tiers.

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27 January 1977: the 120 meter pylon is demolished and the installations are delivered to the scrap dealers. Considered "highly strategic" equipment, the destruction of the transmitter is the condition imposed on owners by the State to authorize the sale of their domain to a third party.

 




27.01.1977 : l'apocalypse de retour à Louvetot ?
01.27.1977: the apocalypse returns to Louvetot?

photo Jeanine Lebaillif


photo DR

Le pylône tombé, orienté vers le Nord (au dos du photographe)... Si ce n'est pas un ultime clin d'œil à l'Angleterre ça ?
The fallen pylon facing north... A final nod to England !



 

























 
    Les démolisseurs posent fièrement devant la bête abattue !

                                        
<    La désolation. Triste fin d'une époque révolue. Vraiment ?
          
                                         
    ( photographe inconnu )

 

"Le centre émetteur perdit d’abord sa voix puis il perdit son pylône qui s’abattit le 27 janvier 1977 à 10 heures du matin. Avec sa disparition, Louvetot perdit son originalité et son point de repère. De jour, on l’apercevait de loin ; de nuit, ses lumières rouges et blanches semblaient une double rangée de perles..."

                      Phrase extraite du livre « Louvetot ma commune en pays de Caux » par Jeanine Lebaillif

 

Vue prise depuis le village de Louvetot, le domaine isolé au milieu de la plaine cauchoise
avec au-dessus un ciel hertzien désormais bien vide !  
(hormis les traditionnels nuages normands)

 


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                           End of the "Press Review" > 1979

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